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performance & screening - No plastic

Art Miami - Official calendar

December 2019

stay tuned for details 

ART MIAMI

Future Art Show

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Vernissage February 11th - 3 to 10pm

(exclusivement sur invitation)

28 groupes, correspondant à autant de sensibilités ou de tendances de l’art actuel

Groupe de François Fasnibay:

"Voyages Instantanés"

Ouvert au public du Mercredi 12 au Dimanche 16 février 

(réservez vos billets en ligne)
Mercredi 12, Vendredi 14, Dimanche 16 Février de : 11h à 20h
Jeudi 13, Samedi 15 Février de : 11h à 22h.

Salon Comparaisons

Grand Palais-Art Capital

Future Art Show

© 2020 Alexandra Mas

Au Moyen Age il est repris dans l’image des trois cavaliers de l’apocalypse pour rappeler aux hommes, du plus pauvre au plus riche, qu’ils retourneront tous à la poussière. Dans l’art flamand du XVème et du XVIème siècles, et plus tard dans le reste de l’Europe, cela deviendra un vrai phénomène de mode : le symbole qui devrait montrer l’inexorabilité de la mort devient omniprésent dans les portraits de riches marchands ou dans les natures mortes ; le crâne n’est plus le seul symbole utilisé, la fleur et les fruits fanés, les verres brisés, les montres et les clepsydres sont aussi là pour rappeler la futilité de la vie, la course infernale du temps et l’évidence de la finalité terrestre.

On retrouve également le symbole du crâne comme rappel du caractère transitoire de la vie dans des pratiques ancestrales tibétaines, en Océanie, en Afrique et les Amériques. Dans toutes ses utilisations et philosophies, la vanité symbolise la victoire du spirituel sur le charnel, de la vie, tandis que le memento mori devient carpe diem.

Aujourd'hui la vanité est omniprésente dans l’art et exprimée avec nombre de techniques.  Si elle n’inspire plus la crainte, elle demeure reine incontestable de l’importance et de la futilité du moment présent.  

Il y a cette merveilleuse harmonie de nos êtres avec le reste de l’univers, même si l’homme cupide a tendance à déséquilibrer le tout par sa vanité, et par sa quête de satisfaction individualiste. Les anciens avaient raison de croire que le Divin a créé toute cette énergie pour l’humain car, en le plaçant au centre de l’univers, il l’a aussi responsabilisé. La détresse actuelle est une preuve irréfutable de la place centrale de l’homme, qui ne joue plus son rôle d’être pensé depuis trop longtemps.  L’homme s’est déconnecté de la nature et de ses semblables, oubliant son lien avec le Divin (« Vanité Intellectuelle ») ou se voulant l’égal de Dieu, par son pouvoir industriel et bien sûr destructeur : « Matrice Industrielle », crâne incertain à partir de matières pauvres, est le premier geste de l’emprise de l’humain sur la nature : il manie le fer et tout son mental en devient l’esclave. Cette vanité est l’ancêtre des industriels modernes -à remarquer les clous de fer. La couronne qu’il se met sur la tête est un leurre et ne reste du divin qu’une petite base pourpre, réduite au minimum, esquintée. 

Vanitas

« Respice post te ! Hominem te esse memento ! »

(Regarde autour de toi et souviens-toi que tu n’es qu’un homme !) rappelle Tertullien

En touchant à la mémoire collective et au phénomène de mode dans l’art, je vous propose un voyage à la fois lointain et contemporain à travers les Vanités.  Vues par beaucoup comme de vilaines têtes de mort, et dans l’image collective associées aux enseignes de pirates ou de motards, mais la vanité trouve ses racines bien plus loin dans la culture occidentale. Le concept de « Memento Mori » est né dans l’Antiquité, un mosaïque datant de 3 siècles avant notre ere, que l’on nome le mosaïque du squelette, découvert en 2012 à Antakya, Turqie, son inscription en grecque nous dis « soyez joyeux, profitez de la vie », une autre citation célèbre de l’antiquité est  : « Qui que tu sois, tu seras terrassé par la mort. J’étais ce que tu es et tu seras ce que je suis, fais maintenant ce que tu voudrais avoir fait quand tu mourras. » 

SIC NON HOMINEM VERTITUR OMNIS HOMO

Tout homme devient ainsi, quelque chose d’inhumain, car nul n’est humain sans le Divin.

 

Avec mes tableaux « Proto-Matière » I, II, III, je vous invite à un voyage encore plus lointain.

Mon art reste anthropocentrique comme toute notre éducation judéo-chrétienne moderne. Depuis l'antiquité, la création place la volonté avant la matière et la force immuable de la nature dans une parfaite innocence liée au Divin. Cet équilibre délicat a permis l’apparition de la vie et le développement de l’humain sur terre.

 

 

La « Proto-Matière I », c’est la naissance de l’Etoile, l’œil universel, créant l’énergie nécessaire à l’apparition de nouveaux êtres, libres dans l’espace.

La « Proto-Matière II », c’est l’homme-nature, réceptacle d’énergie originelle.

La « Proto-Matière III », c’est la dualité vie-mort, bien-mal, lumière-obscurité, et un troisième élément qui me semble essentiel pour l’existence : le rêve. Nous savons et acceptons d’être le résultat du passé mais nous forgeons dans nos rêves nos pensées et nos actes futurs (« Matière Rêvée I, II et III »). Avec les trois éléments de la Proto-Matière III on retrouve l’homme-nature avec son devenir végétal et son passé mythique. La composition s’ouvre vers le futur, mais j’ai volontairement réalisé le troisième élément plus petit car le rêve nous semble impossible, irréalisable ou lointain. Pourtant la pensée fait déjà partie de nous, c’est la magie de la vie.                                                                    Alexandra Mas